mardi 21 mars 2017

Syndrome de Cotard

C'est un syndrome que je n'avais ecouté jamais et il m'a surpris beaucoup.




Le syndrome de Cotard est une pathologie décrite en 1880 par le neurologue Jules Coltard, caractérisée par plusieurs symptômes comme la négation du monde, de soi ou de ses organes. Elle s’inscrit à cette époque comme un délire hypocondriaque.

Qu’est-ce que le syndrome de Cotard ?

 
Le neurologue Jules Cotard a d’abord présenté le cas d’une femme de 43 ans qui croyait n’avoir ni cerveau, ni nerf, ni intestin, prétendant n’être qu’un amas de peau et d’os et affirmant n’avoir aucunement besoin de se nourrir. Il pensait y voir une nouvelle forme de dépression caractérisée par une profonde anxiété, des idées hypocondriaques, la croyance en l’immortalité, en la destruction progressive du corps et en l’anesthésie de la douleur. Deux ans plus tard, Cotard parle plutôt de « délire des négations ».
En 1893, Régis décrit cette affection sous le nom de « délire de Cotard » qui est transformé en « syndrome de Cotard » par le monde anglo-saxon.
Plusieurs cas ont ensuite été décrits par les psychiatres dont la célèbre « Madame Zéro » avant qu’Enoch et Trethowan définissent le syndrome comme une condition rare dont le symptôme principal repose sur un délire nihiliste, qui conduit la personne à rejeter sa propre existence comme celle du monde.
Plus de 200 cas ont été répertoriés dans la littérature scientifique. Une analyse factorielle a permis de voir émerger 3 groupes différents :
Dépression psychotique : les personnes présentent des symptômes qui font davantage penser à un état dépressif qu’à un délire nihiliste.
Cotard de type 1 : les personnes présentent clairement un syndrome de Cotard marqué par un délire indéniable.
Cotard de type 2 : les personnes présentent surtout des troubles anxieux, des états dépressifs et des délires auditifs. L’aspect délirant est moins marqué.

Les symptômes du syndrome de Cotard
 
Les symptômes diffèrent d’une personne à l’autre, mais les psychiatres ont relevé :
  • Une perte de la vision mentale ;
  • Négation du monde, de soi et de ses organes ;
  • Sentiment d’immortalité ;
  • Impression de grandeur ;
  • Idées de damnation et de possession ;
  • Troubles anxieux et dépressifs ;
  • Idées suicidaires ;
  • Préoccupations hypondriaques ;
  • Automutilation.
L’origine de ces symptômes reste très mal connue même si l’on suspecte un dysfonctionnement au niveau du gyrus fusiforme, une région du cerveau associée aux émotions.


Cause
Selon les spécialistes, ce trouble mental peut apparaître de façon soudaine chez un patient. Cependant, ce syndrome est généralement rencontré chez des personnes souffrant d'autres troubles mentaux, de dépression clinique ou de maladie neurologique.
Cet état délirant pourrait également survenir à la suite d'un traumatisme important : en 1996, le cas d'une personne souffrant de ce syndrome a été diagnostiqué à la suite d'un accident de moto.
Bien que l'origine exacte de ce syndrome reste encore mal connue, les scientifiques évoquent une origine qui serait liée à un dysfonctionnement de deux aires du cerveau : le gyrus fusiforme dénommé également « gyrus temporal latéral » qui intervient dans la reconnaissance des visages et l'amygdale qui est associée aux émotions. En raison de leurs dysfonctionnements, les personnes atteintes de cette affection ne ressentiraient plus aucune émotion, ni sentiment de familiarité, en se regardant dans le miroir.





1 commentaire:

  1. Bonjour.
    Merci Sabina pour cette information, c'est très intéressant.
    Je crois que cet syndrome est très grave, parce qu'elle a des graves symptomes, comme une perte de la vision mentale ;
    négation du monde, de soi et de ses organes, sentiment d’immortalité, impression de grandeur, idées de damnation et de possession, troubles anxieux et dépressifs, idées suicidaires, préoccupations hypondriaques ou automutilation.

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